GITEX Africa 2026 : CGEM et Endeavor au service des Start-up

Il suffit de prononcer le mot start-up pour que les visages s’illuminent. Ne s’agit-il pas de l’énergie en marche, de la volonté d’une jeunesse déterminée à gagner et à aller de l’avant ? Voilà pourquoi investir dans une start-up, c’est miser sur un rendement mirobolant. Le potentiel de croissance n’est-il pas exaltant ?

Hélas, les lendemains qui chantent se muent le plus souvent en corbeaux qui croassent. En effet, ces start-up, ces jeunes pousses n’ont le plus souvent que leur énergie, leur optimisme souvent béat. Or l’énergie, comme le talent, comme la jeunesse, bien que propulseurs, sont le plus souvent un élan sans lendemain s’ils ne sont pas secondés par le conseil averti, la connaissance des rouages et des labyrinthes d’un environnement aussi bien bancaire qu’entrepreneurial.

 Ne faut-il pas rappeler constamment aux startupeurs que les châteaux non édifiés sur des piliers solides se muent en châteaux sur des sables mouvants ? Ces sables qui ne sont autres que des difficultés de tous ordres aussi bien financières que gestionnaires. Tout cela se traduit par des économies personnelles qui rétrécissent comme peau de chagrin. À ce moment, le crash émotionnel est inévitable. Pour pouvoir remonter la pente, il faut une solidité psychologique assez exercée pour amortir le choc.

GITEX Africa 2026 : CGEM et Endeavor au service des Start-up

Paver la voie aux startupeurs vers la réussite

C’est précisément pour cette raison qu’il y a une dimension émouvante dans cette initiative conjointe de la CGEM et d’ENDEAVOR, qui unissent leurs efforts pour soutenir des start-up en leur facilitant l’accès à des connexions avec des investisseurs internationaux, des décideurs influents, des business angels, afin de leur paver la voie vers le succès ardemment recherché.

Comment expliquer cette main tendue ? Pure charité ? Loin de là : les deux institutions en question, trop impliquées dans le processus d’émancipation dans notre pays, saisissent parfaitement le sens profond de ce vers du poète arabe qui nous enseigne : « Je n’ai nul besoin de cette pluie qui ne féconde que mon propre champ ».

Et c’est dans ce contexte qu’il faut inscrire cette rencontre organisée sous la houlette de la CGEM et ENDEAVOR  au sein du GITEX Africa 2026 à Marrakech. Voilà ce qui constitue une opportunité de premier plan pour les start-up marocaines qui sont invitées à échanger avec les investisseurs nationaux et internationaux, les experts influents. Nos startupeurs ne sont-ils pas confrontés à l’univers des affaires ? Ne sont-ils pas invités à tester leurs propres stratégies parfois balbutiantes face à des orfèvres en la matière ?

La préoccupation digitale qui s’impose

Nous avons noté également la préoccupation digitale qui s’impose comme levier irremplaçable de croissance, de mutations économiques, de concurrence stimulante. Il s’agit donc de se sensibiliser soi-même en même temps que les start-up à un tel univers. N’est-ce pas que c’est là que la créativité humaine est revalorisée en épousant les fulgurances d’une intelligence artificielle qui lui donne ses lettres de noblesse ?

Est-ce une ambition louable ? Aventure méritoire ? Disons plutôt qu’il s’agit de faire de l’entreprise marocaine le fer de lance d’une croissance harmonieuse, expression d’une volonté chevronnée de conquête aussi bien sur le plan interne qu’externe.

Qui douterait un seul instant que c’est là que réside la solidarité prometteuse, l’innovation prospectrice ? C’est là que réside enfin l’émancipation créatrice d’une entreprise, donc d’une nation ?